Le calendrier n’attend personne, surtout pas les ischios
À Saint-Étienne, on a connu des hivers plus doux. Et pas seulement à cause du vent sur la plaine de l’Étrat. Avant d’aller à Guingamp, l’ASSE se retrouve dans ce moment très Ligue 2: tu commences à sentir une dynamique, tu te dis que le bloc se remet en place… et tu passes la semaine à compter les joueurs qui trottinent autour du terrain.
La bonne nouvelle, c’est qu’il y a au moins un retour clair dans le paysage immédiat: Eymard est de nouveau apte. Ce n’est pas un détail, parce que dans une équipe qui cherche encore son équilibre, récupérer un joueur disponible, c’est déjà éviter de bricoler une solution de plus. Et le bricolage, en février, ça finit souvent en courant d’air.
Pour le reste, on est dans le registre du probable à moyen terme, pas du miracle express. Tardieu et Bernauer ont été vus en reprise de course, avec l’idée d’un retour « plus vite que prévu ». C’est encourageant, mais ce n’est pas une convocation. Entre recourir et rejouer, il y a un monde: celui des appuis, des duels, des changements de rythme, et de la première semelle adverse qui te rappelle que ton corps n’est pas un communiqué optimiste.
Le dossier le plus sensible, c’est celui des absents qui pèsent vraiment sur la structure. Chico Lamba travaille encore en marge, sans retour planifié, et Mahmoud Jaber est annoncé plus tardif. Là, on ne parle pas d’un simple ajustement: on parle de repères. Une défense qui se stabilise a besoin de continuité. Un milieu qui veut presser a besoin de jambes. Et une équipe qui vise la montée a besoin de ses cadres au moment où la saison bascule.
Dans ce contexte, Guingamp arrive trop vite pour espérer une vague de retours. Le match est fixé au samedi 14 février 2026 à 20h. Autrement dit: l’ASSE devra encore faire avec ce qu’elle a, et surtout avec ce qu’elle tient. La priorité, ce n’est pas de “récupérer” tout le monde en même temps. C’est d’éviter la rechute bête, celle qui te coûte trois semaines de plus et un joueur en moins au moment où tu n’as plus le droit de perdre du temps.
La gestion de l’infirmerie, c’est rarement spectaculaire. Ça ne fait pas lever Geoffroy-Guichard. Mais sur douze derniers matches, c’est souvent là que se joue la différence entre une équipe qui monte et une équipe qui explique, en mai, qu’elle “n’était pas loin”.