À Saint-Étienne, on peut changer d’entraîneur, de système, parfois même de division… mais le maillot, lui, reste un thermomètre. Pas médical, plutôt émotionnel. Et quand une rumeur d’équipementier circule, c’est tout le club qui se regarde dans le miroir, en se demandant s’il a bonne mine ou s’il a juste mis un filtre.
Selon une information publiée par Footy Headlines, l’ASSE ne prolongerait pas son partenariat avec Hummel au-delà du 30 juin 2027, avec Mizuno, Kappa et Patrick cités comme successeurs potentiels à partir de la saison 2027-2028. C’est probable au sens où la source est spécialisée et précise, mais ça reste incertain tant que le club n’a rien officialisé. Et d’ici 2027, il peut se passer beaucoup de choses: une montée, une stagnation, un virage stratégique, ou simplement un meilleur chèque sur la table.
Un maillot, ce n’est pas qu’un sponsor: c’est une promesse
Le débat, évidemment, part vite sur le “prestige” des marques. Kappa fait remonter des souvenirs, des silhouettes près du corps, des maillots qui claquent. Mizuno intrigue: marque sérieuse, installée dans d’autres sports, et déjà présente dans le football européen. Patrick, elle, déclenche un réflexe pavlovien: nostalgie chez certains, scepticisme chez d’autres. Mais au fond, la question n’est pas de savoir si le logo fait rêver. La question, c’est ce que l’accord raconte.
Un équipementier, c’est un mix de distribution, de capacité de production, de créativité et de puissance commerciale. Et surtout, c’est une manière de dire au marché: “voilà la place que je veux occuper”. L’ASSE, club historique, a une force rare: une identité immédiatement reconnaissable. Le vert n’est pas une couleur, c’est une signature. Mais cette signature doit être portée, vendue, exportée. Et là, le choix du partenaire compte autant que le design du col.
Hummel, ces dernières saisons, a souvent proposé des tuniques travaillées, ancrées dans le territoire, avec une vraie volonté de raconter Saint-Étienne. Le club l’a d’ailleurs mis en scène officiellement sur ses sorties de maillots 2025-2026, en insistant sur l’identité locale et la dimension “club à part”. Ce n’est pas nouveau, mais c’est cohérent: quand le sportif tangue, l’image doit tenir droit.
Alors oui, on peut sourire de voir un sujet “maillot 2027” surgir en plein sprint de Ligue 2. Mais c’est précisément dans ces moments-là que le textile devient politique. Parce qu’un club qui vise haut ne se contente pas de survivre: il construit une vitrine. Et si l’ASSE veut redevenir une évidence, elle devra aligner les planètes: résultats, projet, et marketing. Le maillot n’est pas la solution. Mais il est souvent le premier indice.