Pendant que l’équipe première attire les projecteurs, la formation, elle, continue son travail de fond. Et parfois, elle raconte des histoires plus cruelles encore. Ce samedi 31 janvier 2026, les U15 de l’ASSE se sont inclinés 2-1 contre Clermont, sur un penalty concédé dans les derniers instants. Le genre de scénario qui laisse un goût amer, même quand le contenu n’est pas à jeter.
La première période avait pourtant des allures de match maîtrisé. Sainté a eu des opportunités, a montré de la personnalité, et a trouvé l’ouverture sur coup franc grâce à Adam Charreyre, bien placé pour punir une faute aux abords de la surface. Ce n’est pas un détail: marquer sur phase arrêtée, à cet âge, c’est souvent le signe d’une équipe qui travaille, qui répète, qui comprend que le football ne se gagne pas uniquement « dans le jeu ». C’est aussi une affaire de précision.
Clermont a répondu sur une action de grande qualité individuelle, preuve que le football de jeunes n’est pas qu’une question de schémas: il suffit parfois d’un geste, d’un duel perdu, d’un moment où l’on défend en reculant au lieu d’attaquer le porteur. À la pause, l’ASSE était à égalité, mais pas dominée. Elle avait même de quoi regretter de ne pas avoir fait le break plus tôt.
La leçon: gérer les fins de match, gérer les pertes de balle
La seconde période a été plus fermée, moins aboutie côté stéphanois. Moins de situations, moins de continuité. Et puis cette perte de balle au milieu, cette transition subie, cette défense qui temporise, lutte, et finit par concéder l’irréparable: le penalty de la dernière minute. À cet âge, ce n’est pas seulement une erreur. C’est un apprentissage accéléré. La gestion des fins de match, la lucidité dans les zones centrales, la capacité à « tuer » une rencontre quand on a eu les occasions: tout est là.
Il faut aussi remettre la défaite dans son contexte: Clermont est mieux classé et semble disposer d’une marge au championnat. Ce n’est pas nouveau, et ce n’est pas une excuse. C’est un repère. L’ASSE, elle, doit continuer à faire ce qu’elle sait faire: former, polir, et transformer ces frustrations en réflexes. Parce que les penaltys de la dernière minute, chez les pros, coûtent des montées. Autant apprendre tôt, même si ça pique.