Le mercato d’été 2026 à l’ASSE a ce parfum particulier: celui des arrivées qui ne rassurent pas totalement tant que les départs ne sont pas clarifiés. Dans les échanges, un nom revient avec insistance: Sohaib Naïr. L’idée d’une arrivée est évoquée comme “c’est bien” et, dans la foulée, la question devient immédiate. Qui va partir?
Deux noms sont cités comme possibles départs: Nadé et Bernauer. Niveau incertain: ce sont des hypothèses issues du climat du moment, pas des confirmations officielles dans les éléments fournis. Mais à l’ASSE, ce type de scénario est fréquent. On recrute pour densifier, puis on dégraisse pour que les postes ne deviennent pas des parkings à temps de jeu. Et quand le club parle de projet, il faut aussi parler de place.
Le recrutement évoqué autour de Naïr pose aussi une question tactique. Les discussions mentionnent un profil capable d’évoluer à gauche, avec l’idée que l’ambidextrie ou la polyvalence rendrait le recrutement cohérent. Probable que l’objectif soit de donner des options: une défense qui peut s’adapter, des couloirs qui peuvent respirer, et une équipe qui ne dépend pas d’un seul schéma.
Mais l’ASSE ne vit pas seulement de la cohérence sportive. Elle vit aussi de la réalité des effectifs. Si l’on empile les défenseurs centraux, il faut que les rôles soient clairs. Sinon, le vestiaire se met à tourner en rond, et le terrain finit par payer la facture. C’est pour ça que la question “qui part?” est plus importante que “qui arrive?”.
Dans ce contexte, la saison s’annonce comme un test de gestion. Cathro a besoin d’un groupe stable pour installer ses repères. Le mercato doit donc être un outil, pas un chantier permanent. Et si l’ASSE veut éviter de recommencer à zéro dans trois mois, il faudra que les départs se décident vite, sans laisser les joueurs dans l’attente.
Naïr, c’est une première pierre. Reste à savoir si l’ASSE va aussi retirer les pierres qui gênent la construction. Sinon, on aura un recrutement qui ressemble à une promesse… sans la place pour la tenir.