Le 1er juillet arrive vite. Trop vite, même, pour un club qui sait que la saison se joue autant dans les jambes que dans les schémas. À l’ASSE, la reprise programmée le mercredi 1er juillet donne un repère clair: il va falloir préparer, vite, et surtout préparer intelligemment.
Ce n’est pas un détail de calendrier. C’est une contrainte de survie. Dans les conversations, on insiste sur la nécessité de régler le volet physique et la gestion des blessures. Et quand on parle de blessures, on ne parle pas seulement de “malchance”. On parle de charge, de récupération, de continuité dans le travail. Or, une reprise tardive ou une préparation mal calibrée, ça se paie au mois d’octobre. Et à ce moment-là, les excuses ont la même fraîcheur qu’un ballon resté trop longtemps au soleil.
Le calendrier 2026-2027, lui, est déjà disponible via la LFP. Ce qui ressort des échanges autour de la Ligue 2, c’est l’envie de comprendre les créneaux et la répartition des matchs. Certains évoquent l’absence de journées en semaine, d’autres demandent confirmation sur les horaires exacts. Le point important, c’est que l’ASSE doit anticiper: si les matchs s’enchaînent avec peu de respiration, la préparation physique n’est plus un “plus”. Elle devient le socle du projet.
Et avec un nouvel entraîneur, l’enjeu se double. Un style offensif demande souvent plus d’intensité, plus de courses, plus de répétitions. Donc plus de charge. Donc plus de discipline dans la préparation. Si l’ASSE veut que le jeu tienne, il faut que les corps tiennent aussi. Sinon, le projet se transforme en loterie: on joue bien quand les jambes suivent, et on subit quand elles lâchent.
La reprise du 1er juillet, c’est donc le premier vrai rendez-vous de la saison. Pas celui où on présente un discours. Celui où on construit une base commune: intensité, récupération, et surtout continuité. À Saint-Étienne, on a déjà vu des saisons où l’équipe semblait “toujours en train de rattraper quelque chose”. Cette fois, l’objectif doit être inverse: rattraper le moins possible, et anticiper le plus possible.
Le calendrier est là. La reprise aussi. Reste la question la plus simple: l’ASSE va-t-elle arriver au premier match avec une équipe prête, ou avec une équipe en sursis?