Un match qui ressemblait à une bonne nouvelle… jusqu’au coup de froid
Il y a des mi-temps qui laissent un goût de promesse. Et d’autres qui laissent surtout un goût de “dommage”. Contre Nantes, l’ASSE féminine a longtemps donné l’impression d’avoir trouvé le bon tempo: plus d’impact à la conquête, plus de présence, et une capacité à tenir tête à une équipe mieux classée. Pas de grandes envolées lyriques, mais une vraie densité. Le genre de base qui permet de respirer quand on joue le maintien.
Le signal le plus net est venu de derrière. La gardienne stéphanoise a dégagé une sérénité qu’on ne voit pas toujours quand la confiance est fragile. Une intervention marquante sur un temps fort nantais a rappelé une vérité simple: quand le dernier rempart rassure, tout le bloc gagne dix centimètres. Et dans un match de ce type, dix centimètres, c’est parfois une saison.
Saint-Étienne a même eu des situations avant de se faire punir. C’est là que le football se montre délicieusement acide: tu fais vingt minutes cohérentes, tu rates une occasion, et tu te retrouves à courir après le score. Nantes a ouvert la marque avant la pause, au moment où l’ASSE semblait capable de rentrer aux vestiaires avec autre chose qu’un regret. À la mi-temps, 0-1. Le tableau est cruel, parce que le contenu n’était pas ridicule.
Rien n’est définitif sur quarante-cinq minutes, mais il y a une tendance intéressante: l’ASSE (F) paraît plus compétitive dans l’intensité, plus proche de ce qu’exige la D1 quand on veut arrêter de subir. Reste l’étape la plus pénible: transformer les bonnes séquences en points. Sans ça, les progrès ressemblent à une belle répétition générale. Et le maintien, lui, n’attend pas la première.