Perrin, le trait d’union qui manquait
À Saint-Étienne, on a souvent cherché un visage. Un repère. Un point fixe au milieu des courants d’air. Et voilà que le club remet en pleine lumière un rôle qu’on croyait parfois symbolique: Loïc Perrin comme interlocuteur central des jeunes qui frappent à la porte des pros.
Ce n’est pas un détail de communication. C’est une mécanique de vestiaire et de formation. Quand un gamin signe, prolonge, hésite, se projette, il ne parle pas seulement chiffres et durée. Il parle trajectoire, place dans le groupe, exigence quotidienne. Et dans ce registre, Perrin n’a pas besoin de forcer le trait: il incarne l’ASSE sans powerpoint, avec ce mélange de calme et de fermeté qui fait gagner du temps à tout le monde.
Le club a récemment mis en avant, via un contenu interne, son implication directe autour de dossiers de jeunes (signatures et prolongations). L’information est factuelle sur le principe: Perrin est présent, il pèse, il parle, il suit. Ce n’est pas nouveau qu’il soit dans l’organigramme, mais c’est plus nouveau de le voir assumé comme voix prépondérante auprès du centre de formation.
Et c’est là que ça devient intéressant sportivement. Parce que l’ASSE vit une saison où l’on réclame des résultats tout de suite, tout en construisant pour demain. La quadrature du cercle, version Ligue 2. Dans ce contexte, sécuriser les jeunes, leur donner un cadre clair, éviter les départs gratuits ou les frustrations mal gérées, c’est déjà un recrutement. Un recrutement silencieux, mais un recrutement quand même.
Reste la question qui pique un peu: cette mise en avant de Perrin annonce-t-elle une ligne plus lisible sur le mercato d’hiver? Probable. Pas forcément des arrivées clinquantes, mais une cohérence: intégrer, prêter intelligemment, prolonger au bon moment, et éviter de se retrouver en mai avec des dossiers qui sentent la panique. À Sainté, on a déjà donné.