Un match à gagner, un match à maîtriser

Samedi 21 février 2026, 20h, Geoffroy-Guichard. ASSELaval. Une affiche de Ligue 2 qui n’a rien d’un feu d’artifice sur le papier, mais qui peut faire beaucoup de bruit dans une saison. Parce que ce genre de soirée, quand on vise le haut, ne se raconte pas avec des intentions. Elle se raconte avec trois points. Et, si possible, sans se faire peur à chaque transition adverse.

Le décor est clair: l’ASSE reçoit Laval à l’heure où les matchs deviennent des examens. Pas des dissertations. Un contrôle continu, oui, mais avec coefficient qui grimpe. La dynamique récente a remis du vert dans les joues, et Montanier a déjà imprimé une idée simple: remettre de l’ordre, remettre de la solidarité, remettre du bon sens. Le problème, c’est que le bon sens, en Ligue 2, se heurte souvent à un détail très bête: l’état des organismes.

Car à la veille d’un match qui ressemble à un piège bien emballé, l’actualité stéphanoise se résume à une question qui n’a rien de romantique: qui est disponible, et à quel niveau? Dans les informations qui circulent autour du groupe, un retour est évoqué, celui de Florian Tardieu. Ce serait une bonne nouvelle, et même plus que ça: un repère. Un joueur capable de remettre du tempo, de calmer une séquence, de faire respirer une équipe quand le match commence à sentir la poudre. Niveau probable, mais à confirmer au moment des choix définitifs.

À l’inverse, l’infirmerie rappelle qu’elle aussi a son mot à dire. Une blessure de N’Guessan est mentionnée, survenue après le match contre Guingamp. Et Nadir El Jamali est annoncé touché au genou, avec des examens attendus. Là, on est sur du incertain: le genou, c’est rarement un sujet qu’on règle avec une tape sur l’épaule et une poche de glace. Dans ce contexte, Montanier n’a pas seulement à composer un onze. Il doit composer une soirée: gérer l’intensité, anticiper les remplacements, éviter le match qui se détraque à la 70e parce que les jambes crient stop.

Et c’est là que Laval devient intéressant. Pas parce que l’adversaire fait rêver les poètes, mais parce que ce type d’équipe sait très bien ce qu’elle vient chercher dans un Chaudron: du doute, un temps faible, une erreur de relance, un ballon qui traîne. Si l’ASSE veut faire de ce match un pas vers la montée, elle devra le jouer comme une équipe qui a compris la Ligue 2: sérieuse, compacte, patiente, et capable d’accélérer au bon moment. Pas une équipe qui confond confiance et précipitation.

Le coup d’envoi est fixé, l’horaire est connu, la scène est prête. Reste à savoir si l’ASSE aura, ce samedi soir, le casting complet ou une version “montage alternatif” avec quelques absents de poids. Dans tous les cas, l’objectif ne change pas: gagner, sans se raconter d’histoires. Et si possible, sans offrir à Laval le seul cadeau qu’il attend: un match qui s’ouvre tout seul.