Le mercato d’hiver, c’est un sprint. À Saint-Étienne, on a plutôt sorti la doudoune et le thermos. Zéro arrivée à ce stade, et une impression persistante: l’ASSE regarde le marché comme on regarde une vitrine un dimanche, le nez collé à la vitre, sans être sûr que le magasin soit ouvert.

La prudence peut s’entendre. L’hiver, on surpaye, on panique, on empile. Et l’ASSE a déjà payé cher, ces dernières années, les recrutements “solution miracle” qui finissent en feuille de soins ou en prêt discret. Sauf qu’il y a une différence entre éviter les pièges… et ne pas bouger du tout.

Entre doctrine et besoins immédiats

Le club affiche une ligne: construire, ne pas se trahir, ne pas faire n’importe quoi pour “faire plaisir”. C’est cohérent avec une direction qui parle de temps long. Mais la Ligue 2, elle, ne lit pas les manifestes. Elle compte les points, les absents, les automatismes. Et l’ASSE vit une saison où l’infirmerie ressemble trop souvent à une annexe du vestiaire.

Le besoin le plus évident reste l’équilibre. Un renfort au milieu, capable de stabiliser, d’absorber, de sécuriser les transitions, ferait du bien. Derrière, la question d’un défenseur central supplémentaire revient aussi, surtout quand les indisponibilités s’accumulent et que la marge d’erreur est minuscule. Devant, l’ASSE a des profils, mais pas toujours la continuité, ni la disponibilité. Bref: ce n’est pas un effectif “mauvais”, c’est un effectif qui manque de garanties.

Dans ce contexte, chaque rumeur de joueur blessé fait grimacer. Exemple typique: un profil suivi à l’étranger, annoncé absent sur une feuille de match, et l’on découvre qu’il s’agit d’une blessure au genou avec retour espéré plus tard dans le mois. Niveau d’incertitude: probable sur la blessure, incertain sur l’impact réel sur une éventuelle opération, car l’ASSE n’a pas officialisé de piste.

Et puis il y a les dossiers internes. Prolonger des jeunes, sécuriser des éléments de rotation, anticiper des prêts: c’est moins spectaculaire qu’une signature à 23h58, mais c’est souvent là que se joue la cohérence d’un projet. Des discussions de prolongation sont évoquées pour certains jeunes, avec l’idée possible d’un prêt ensuite selon les arrivées au milieu. Niveau d’incertitude: incertain tant qu’aucune annonce officielle ne tombe, probable